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mardi 26 août 2014

Ubaye : grimpe, parapente et émerveillement !



Ce qui est bien quand on rentre de voyage, c’est qu’on a l’esprit bien plus ouvert qu’avant le départ. Nos yeux sont capables de remarquer des choses qui nous seraient totalement passées inaperçues autrement. Aussi, quand je suis rentrée de Turquie en Mai 2013, je suis allée faire un tour en Ubaye, région natale de Céline et totalement inconnue pour moi ; et c’est là que le miracle se produisit ! 
 
Champignon atomique 7c+
Je me suis retrouvée émerveillée devant une région boisée de forêts de conifères, après un mois passé en des terres arides, où l’ocre de la terre et le bleu du ciel ou de la mer sont les couleurs dominantes. Je suis convaincue que, si j’étais venue à un autre moment, cette région ne m’aurait pas fait autant d’effet. C’en est d’ailleurs un peu triste. Pourquoi ne sommes-nous pas capables de nous émerveiller au quotidien de ce qui nous entoure ?

Seb dans un 7b

Céline dans le même 7b
Proust disait « Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages mais à avoir de nouveaux yeux ». Cette phrase prend tout son sens à présent. Peut-être faut-il un arrachement de ses habitudes, de ses coutumes pour s’extraire de son quotidien et le retrouver quelques temps plus tard avec autant de ferveur, l’œil neuf.

 Bref, cette visite, en dehors de cet enchantement paysager,  a été l’occasion de découvrir un joli site d’escalade : Méolans. Une belle face sud sur un calcaire sculpté de petites réglettes  offre à la fois des petites voies teigneuses à côté de grandes envolées continues. Il y en a pour tous les goûts et la dynamique d’ouverture est toujours présente sous l’œil avisé notamment de Laurent Perez, très actif de ce côté-là !

Un cadre sympathique
 Une visite en juin donc, en rentrant de Turquie, par temps frais, pour découvrir qu’il faut arquer puis une autre en décembre, accompagnée de nos locaux préférés, Céline et Seb, et de David, la machine espagnole, qui n’en revient pas de la qualité du rocher, pour concrétiser. Et oui, ce site a l’énorme avantage d’être grimpable en plein hiver alors que tout autour est enneigé ! Avantage notable quand on sait que la salle d’escalade de Barcelonnette, pour l’instant, est un frigo, surtout en hiver !
 

Champignon atomique 7c+
Mais j’ai dernièrement aussi eu l’occasion de retourner dans cette vallée et de l’admirer d’un tout autre point de vue. Vue du ciel ! 

Vue du ciel
Cela devait bien finir par arriver : le premier week-end entièrement consacré au parapente ! Pas de grimpe mais deux jours de vols. Autour de Barcelonnette d’abord, où je me fais expliquer l’atterrissage depuis le décollage. C’est bien normal ! On passe les pieds dans le nuage, on vole face au Chapeau de Gendarme puis atterrissage en solo. C’est sacrément classe ! Enfin une initiation au kayak nous occupera une bonne partie de l’après-midi.

Explication de l'atterro

Les pieds dans le nuage

Céline et sa nouvelle voile

A l'approche de l'atterro
Le lendemain, on vole autour de Grenoble. On découvre quelques sites du coin : Montlambert, le Sapenay et Chamoux. C’est l’occasion de prendre les premiers thermiques et de faire un peu de soaring. Allez, encore un peu de pratique et je comprendrai comment ça marche ! Et pendant que je retourne au boulot, Seb, Céline et son frère s’en vont décoller de la Dent de Crolles ! Une bien belle croix !

Elle est belle !

mercredi 30 juillet 2014

L'alt urgell



En novembre dernier, nous avons eu l’occasion, avec Céline, de découvrir la région de l’Alt Urgell accompagnées par un guide de choix, David Gambus, local depuis quelques années et équipeur acharné.

Alt Urgell

La région est  bien connue pour ses falaises populaires comme Oliana et Perles. Mais à l’écart des foules se cachent de petits sites, de belles voies neuves et exigeantes, loin des classiques voies de conti et, il faut le dire, bien patinées d’Oliana. 

La Feixa

Ainsi, on découvre un nouveau secteur derrière Coll de Nargo, fraichement équipé par David : La Feixa. Accessible en 4x4, il faut 20 min de marche sinon comptez bien 1h30 d’approche... Ici se côtoient des dalles sur calcaire gris, dignes des plus belles longueurs du Verdon, et des dévers à colonnettes exigeants et intenses. Nous y réalisons quelques voies que nous qualifierons aisément de « majeures » à l’image de Fugas de ardilla 8a ou de Made in China 7b+.

A l'équipement d'une nouvelle perle à la Feixa
 
Par une journée très ensoleillée, on visite un des secteurs classiques de Coll de Nargo, face Sud . Riche idée ! Du mur sur un rocher ayant un peu vieilli, avec la chaleur ce n’est pas un cadeau... On cuit quelques heures puis on décide d’aller visiter les villages alentours !

Les soirs, chez David, on essaie au choix, de parler espagnol ou d’apprendre le français à notre hôte. Toute une histoire ! Mais ce qui est sûr c’est qu’on ne s’ennuie pas !

Échauffement à Figols
 
On visite également le site plus classique de Figols, à l’ombre toute la journée et peu fréquenté. Les voies y sont belles sur un rocher de qualité, assez exigeant là encore. Mon coup de cœur va à Art i Assaig, un 7c+ d’une résistance incroyable que nous avons pu faire toutes les deux en serrant les dents !
Figols
 
Enfin, le dernier secteur auquel nous avons eu droit est une grotte à colo visible depuis route. Il faut un peu bartasser comme un sanglier pour y accéder mais une fois sur place, il y a de l’ampleur ! Peu de voies : un 7c+, un 8a+, un 8b et un projet certainement autour de 9a d’après notre guide mais toutes sont à faire (ou à essayer !). 

Le 7c+, la voie la plus accessible de la grotte

David au travail dans le projet du secteur

Mais on n’a pas tout vu, loin de là ! Avec un peu plus de marche et surtout avec un temps plus frais, Galliner nous attend pour la prochaine visite...

Galliner pour la prochaine fois...

Bref y’a de quoi faire et on comprend mieux pourquoi David a élu domicile dans ce coin-là.

dimanche 20 juillet 2014

La vie grenobloise



Voilà trois mois que j’ai emménagé à Grenoble pour le stage de fin d’études. Un nouvel environnement et une ville accessible à vélo on peut dire que ça change la vie ! Une ambiance plus montagne et des pratiquants  que je qualifierai de multi-activités : ici personne ne fait « que » de la grimpe comme à Marseille. On a le droit au VTT, au parapente, à l’alpinisme, au trail et tout ça est accessible à moins de 30 min de Grenoble. Bref ça ouvre à mon esprit l’océan des possibles !

Vue de l'appart
 
Je commence par découvrir ce que je connais le mieux : la falaise. Quelques séances à Saint Pancrasse sur une vire perchée au-dessus de Crolles, à Satan, la nouvelle falaise grenobloise ou à Espace Comboire donnent le ton : ici il faut arquer, se tortiller de partout et rentrer les lolottes pour tenir les prises ! Tout ça n’est vraiment pas pour me déplaire !

Hugo aux mains de l'unique colo 8a+ de Satan
Le mur satanique

Il faut faire quelques bornes pour changer de style, dans le Vercors, à L’auberge espagnole. Colos à gogo, un petit air de Rodellar et nous voilà dépaysés en 1h de voiture.
Un vieux rêve 7c assurée par Max
 
Après cet avant-goût, somme toute assez classique, direction la Chartreuse et son beau Rocher du Midi qui surplombe la vallée du Grésivaudan. 1h30 d’approche nous emmène au pied de la face et pour une première ici, on y va tranquille en réalisant Yann Phonie 6c, 6b obl. On en profite pour regarder le départ des autres lignes qui ont l’air toutes plus majeures les unes que les autres. C’est sûr, il faudra revenir.
Vincent, tout petit au pied de la face

Sans les mains dans L2 !
Vincent dans L4

Avec les mains dans L5 !

Au sommet
 
A force d’entendre parler de parapente et grâce à Arthur qui se dévoue au travers de plusieurs soirées de gonflage, avec plaisir évidemment, pour faire partager sa passion, je m’y remets ! 4 ans après une première initiation face au Mont Blanc et après avoir été tenue éloignée de tout site relativement accessible autour de Marseille (faut dire que les falaises me faisaient aussi très envie par là-bas !), l’occasion était trop belle pour ne pas en profiter ! Je mets les choses en pratique rapidement et après une soirée passée à la Dent de Crolles, on descend tous les deux au petit matin de St Hilaire en volant pour arriver à peu près à l’heure au boulot ! Et cette nouvelle activité me permettra peut-être de refaire quelques we avec Céline qui ne jure plus que par ça depuis quelques mois ! ;)
Une belle vue sur Belledonne et sur Amélie depuis l'Aulp du Seuil ! :)
 
Temps de changement et d’esprit ouvert oblige, je m’achète des bâtons de marche ( !) pour envisager des marches d’approche de plus d’une heure sans être à l’agonie !!  On les inaugure en visitant la falaise de l’Aulp du Seuil, perchée sur les flancs de la Chartreuse avec une vue imprenable sur Belledonne. Une belle balade à elle seule qui nous ouvre les portes de ce joli secteur peu fréquenté (vue la marche ça peut se comprendre !) sur trous plats où l’escalade y est plutôt physique.
Marion a la parade au soleil

Pendant qu'Hugo se prépare pour un dernier run

Et pour finir, en cette période de nouveautés, je découvre avec Honorin, la via ferrata de St Hilaire Oui oui, de la via ferrata! Tout arrive! Elle remonte sur 270m le dernier étage des balcons de St Hilaire et est réputée pour être difficile... Bon on est d'accord pour dire que ça allait ! Quelque peu aérienne par endroit et avec la particularité de remonter une échelle face au vide, cela donne une jolie balade verticale pour appréhender le gaz!

La cascade brumisateur

Le grand dièdre

Honorin, parapentiste dans l'âme

Tout cela, c’est sans parler des week-ends habituels à St Léger ou à Céüse, où l’on en profite pour célébrer les résultats de l’internat et les copines fraîchement devenues médecins ! Bravo les filles !

Les nouvelles médecins !